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mercredi, 19 septembre, 2018

Et quand le Rav répond: Shavouot

Question :

Cher Rav, la fête de Chavouot tombant cette année un Samedi soir, quels sont en cette occasion les points devant retenir notre attention?

 

Réponse :

La Séouda Chlichit : Il vous faudra veiller à prendre ce repas assez tôt dans l’après-midi afin de conserver suffisamment d’appétit pour le repas de Fête. Ainsi, les décisionnaires (cf. Rama  Ora’h ‘Hayim chap.529 § 1 et Michna Béroura § 8) recommandent de procéder à la Séouda Chlichit avant l’heure de Min’ha Kétana (consultez votre calendrier). En ce cas, il vous sera possible de manger à volonté sans avoir à vous imposer de limite. Si vous avez, par contre, laissé passer cette heure, vous serez tenu de procéder à une Séouda Chlichit a minima, afin de consommer avec plaisir votre repas de Fête.

La Havdala à l’issue de Chabat : comme à l’accoutumée, vous y procéderez à la fois au cours de l’office de Arvit en l’insérant dans le Chémoné Essré (en remplaçant “Ata ‘Honantanou” par “Vatodiénou”), mais aussi sur la coupe de vin du Kidouch en l’intégrant dans ce dernier. Le moyen mnémotechnique utilisé par le Talmud (traité Péssa’him 103 : a) pour aider à mémoriser l’ordre dans lequel les Brakhot de ce Kidouch/Havdala doivent être récitées est “ז “יקנה, à savoir: יין (la Brakha sur le vin=Boré Péri Haguéfen), קידוש (la Brakha du Kidouch de Yom Tov à l’issue de laquelle on ne goûte pas encore au vin ), נר (la Brakha sur la flamme de la bougie= Boré Méoré Haèch), הבדלה (la Brakha de Hamavdil) et enfin זמן ( le temps: la Brakha de Chéé’hiyanou sur la Fête de Chavouot).

Concernant la Brakha sur la bougie, vous veillerez à l’allumer à partir d’une flamme existante, dès lors qu’il est interdit durant Yom Tov de “créer” un feu.

Vous aurez remarqué que l’on ne prononce pas en cette occasion de Brakha sur les herbes odoriférantes. Les décisionnaires sont partagés quant à l’explication à donner à cette absence. Les herbes odoriférantes, expliquent certains d’entre eux, ont pour but, lors d’une Havdala ordinaire d’apaiser la douleur que nous cause la perte du supplément d’âme dont nous avions bénéficié tout au long du Chabat. Or, selon de nombreux maîtres, nous bénéficions, durant Yom Tov aussi, d’un supplément d’âme, certes moins intense que celui dont nous bénéficions durant Chabat, mais suffisant pour que le passage de Chabat à Yom Tov ne nécessite pas le recours aux herbes odoriférantes lors de la Havdala. Selon d’autres, nous ne bénéficions pas de supplément d’âme durant Yom Tov. Si nous n’utilisons cependant pas d’herbes odoriférantes lors de la Havdala, c’est parce que les mets succulents au menu du repas de Yom Tov sont de nature à nous apaiser au même titre que celles-ci.

En ce qui concerne la Havdala à l’issue de la Fête, vous la réciterez sans bougie ni herbe odoriférante.

L’allumage des bougies de Yom Tov : vous devrez attendre la fin de Chabat pour y procéder, car pendant Chabat il est interdit de le faire, serait-ce à partir d’une flamme déjà existante.

Si vous avez l’habitude d’allumer les Nérot au moyen d’huile, de mèches et de flotteurs, vous veillerez à en préparer, dès Vendredi, deux pour Yom Tov. En effet, selon certains décisionnaires, l’acte d’introduction d’une mèche dans un flotteur est interdit durant Yom Tov dans la mesure où il est assimilé à une forme de “construction” proscrite en ce jour.

 

Rav Azriel Cohen Arazi

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