Conférence de presse Netanyahou-Merkel

A l’issue de leur deuxième entrevue, le Premier ministre Binyamin Netanyahou et la chancelière Angela Merkel ont donné une conférence de presse. Beaucoup de convergences sont apparues dans leurs points de vue, mais certaines divergences également, sur les questions habituelles telles que les localités juives de Judée-Samarie ou la Loi sur la Nation.

Binyamin Netanyahou a commencé par remercier Angela Merkel pour son soutien constant à Israël: « Il y a dix ans de cela, vous vous exprimiez à la Knesset et déclariez que l’Allemagne et Israël étaient liés par une amitié particulière, avec un partage de valeurs et d’intérêts communs. Vous aviez promis que jamais l’Allemagne n’abandonnerait Israël et que sa sécurité ne serait jamais négociable. Vous avez tenu parole! Je vous remercie aussi pour votre attitude intransigeante et vos efforts constants contre l’antisémitisme. Sous votre direction, les liens entre nos deux peuples n’a cessé de se renforcer et nous coopérons dans de très nombreux domaines ». Le Premier ministre a cité de nombreux domaines dans lesquels les deux pays collaborent, notamment le secteur de la technologie automobile, l’agriculture, le high-tech, l’éducation etc. Il a aussi souligné l’esprit d’innovation qui caractérise les deux pays.

Binyamin a ensuite abordé la question du Moyen-Orient: « Ce n’est pas un secret que je suis opposé depuis le début à l’accord nucléaire signé avec l’Iran car cet accord lui permettra de développer l’arme nucléaire. Cet accord a fait affluer des milliards de dollars à l’Iran qui n’ont pas aidé à améliorer le niveau de vie des Iraniens mais à financer la machine de guerre du régime iranien. Le terrorisme iranien arrive jusqu’en Europe et je rappelle que les Iraniens avaient projeté des attentats sur le sol européen. J’ai d’ailleurs appris avec satisfaction l’arrestation d’un diplomate iranien en Allemagne. Ils tentent d’entrer en Europe par la petite porte. Ils le font aussi en Syrie et nous exigeons qu’ils quittent ce pays ». Le Premier ministre a confirmé qu’Israël continuera à combattre cette présence iranienne en Syrie et au Liban. « Le combat commun contre la menace iranienne nous a permis de nous rapprocher de pays arabes, ce qui nous rapproche de la paix » a aussi indiqué avec satisfaction le Premier ministre.

Interrogé par un journaliste sur la situation à Gaza, Binyamin Netanyahou a répondu: « La situation à Gaza se divise en deux: il s’agit d’abord la volonté permanente du Hamas de se réarmer et de s’organiser contre Israël. Mais il y a aussi celui qui est à l’origine de la crise que connaît la population de Gaza aujourd’hui, à savoir Abou Mazen qui a pris des mesures très dures et qui étouffe la population. Cela crée des pressions énormes qui donnent prétexte au Hamas pour s’en prendre à Israël. Abou Mazen fait systématiquement barrage à toute tentative de l’ONU d’alléger la situation de la population de Gaza au point qu’aujourd’hui, même des pays donateurs le critiquent, et à juste titre. Mais il faut être clair: si le Hamas pense que la situation humanitaire lui confère le droit d’attaquer Israël, il commet une énorme erreur. Notre réaction sera dure, très dure. J’espère que cet étranglement de la population va prendre fin le plus rapidement possible, mais je répète qu’Israël agira avec toute la force nécessaire pour se défendre et défendre ses citoyens ».

La chancelière allemande a ensuite pris la parole, et après les remerciements d’usage, elle a exprimé son identité de vues avec Binyamin Netanyahou concernant l’objectif d’empêcher l’Iran de se doter de l’arme nucléaire: « J’ai parlé avec le président Vladimir Poutine et nous agissons ensemble pour faire sortir les forces iraniennes de Syrie. Nous ne voulons aucune présence iranienne en Syrie car il s’agit d’une menace directe pour Israël ainsi que pour le Liban. J’ai conscience que la région où nous vivons n’a rien à voir avec ce qui se passe ici, pour notre grande chance, et nous comprenons tout à fait qu’Israël doit se défendre contre toute menace ».

Le conflit israélo-palestinien a également été abordé par les deux dirigeants. Le Premier ministre israélien a dit avec regret qu’il n’y a aucune volonté de paix du côté palestinien pour clore définitivement ce conflit et il a appelé la communauté internationale à dire « stop » à ce que fait l’Autorité Palestinienne. Angela Merkel a marqué ici sa différence en rappelant son soutien à la solution de deux Etats et a promis d’agir auprès d’Abou Mazen pour le faire revenir à la table des négociations. Elle a également révélé avoir confié à Binyamin Netanyahou son « inquiétude » quant à la poursuite de la construction juive en Judée-Samarie.

La chancelière a été interrogée par un journaliste « bien intentionné » à propos de son opinion sur la Loi de la Nation votée par la Knesset. Elle a répondu: « C’est un point qui m’inquiète un peu. Nous sommes favorables à un Etat juif mais dans lequel les minorités bénéficieront des droits démocratiques. Il y a eu débat en Israël et moi-aussi j’ai des questions à poser. Mais nous sommes en faveur d’un Etat du peuple juif et si un jour la paix arrive, il n’est pas concevable que les Palestiniens ne reconnaissent pas qu’Israël est un Etat juif ».

L’opinion exprimée par la chancelière sur la Loi de la Nation montre soit qu’elle ne sait pas ce qu’elle contient soit qu’elle est influencée par l’empoisonnement des esprits effectué par les députés de la Liste arabe à l’étranger et notamment auprès de l’Union européenne.

Enfin, et c’est très important, Angela Merkel avait rencontré le ministre de l’Education Naftali Benett dans le cadre de la cérémonie de remise du titre « Doctor Honoris Causa » par l’Université de Haïfa. Lors de leur entretien, la chancelière allemande avait catégoriquement démenti les informations selon lesquelles elle aurait menacé d’annuler sa visite à cause de l’affaire du démantèlement de l’avant-poste bédouin illégal de ‘Han El-A’hmar, « information » qui avait été assez mal prise à haut niveau. « Fake news » a-t-elle dit, ou peut-être « falsche Nachrichten »…

Mis à part les très rares points de divergences connus d’avance, cette visite courte mais dense de la chancelière Angela Merkel a été une réussite totale tant par la chaleur exprimée de part et d’autre que par le renforcement supplémentaire de la coopération déjà très fructueuse entre les deux pays dans tant de domaines.

Photo Hadas Parush / Flash 90

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Commentaires 1

  1. Rodriguez says:

    I love and support Israel to endeavor in the way of making peace and preventing any presence of iranians in libano and syria. Also i congretulate Angela Merkel for this support as well. God bless Israel!

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