Bleu-Blanc contre sa ministre Omer Yankelevitch

Les tensions qui ne cessent d’apparaître au grand jour au sein du parti Bleu-Blanc se sont illustrées par la volée de bois vert envoyée à la ministres des Relations avec la diaspora Omer Yankelevitch après ses déclarations en faveur de la régularisation des avant-postes juifs en Judée-Samarie.

Des hauts responsables du parti accusent la ministre de « se bâtir une base électorale dans les milieux de la droite » voir même de « se préparer un asile » dans un autre parti en cas de dissolution de Bleu-Blanc.

Omer Yankelevitch a répondu à ses détracteurs : « Bleu-Blanc s’est défini comme un parti centriste. J’ai toujours aidé quiconque m’a sollicité, sans égard aux options politiques ou au lieu de résidence. Le processus de régularisation des jeunes avant-postes est liée aux droits de l’homme, et c’est aussi ce que prépare le vice-ministre de la Défense Michaël Bitton avec le soutien de son ministre de tutelle Benny Gantz. Ces réactions sont une tentative détestable de transformer Bleu-Blanc en parti extrémiste qui hait les habitants des localités juives de Judée-Samarie ».

Omer Yankelevitch n’avait pas seulement exprimé son soutien à cette régularisation mais elle avait participé à une manifestation d’habitants demandant au gouvernement d’agir au plus vite, avant l’entrée en fonction éventuelle d’une Administration Biden.

Elle y avait notamment déclaré : « Il faut mettre fin à ce discours de haine envers les habitants juifs de Judée-Samarie et il n’y a aucune raison qu’ils vivent dans des conditions amenuisées. Bleu-Blanc est un parti centriste qui se préoccupe de tous les citoyens du pays et nous ferons tout pour les aider ».

Benny Gantz ploie sous les pressions 

Photo Tomer Neuberg/Flash90

Benny Gantz est l’homme politique qui subit actuellement le plus de pressions. A deux jours du dépôt de deux motions de censure, les appels à voter en sa faveur proviennent de l’extérieur autant que de l’intérieur du parti. S’il ne tenait qu’à lui seul, Benny Gantz serait prêt à céder une nouvelle fois face au Likoud afin de ne pas rapprocher la fin de sa carrière politique.

Mais tout le monde ne l’entend pas de cette oreille. Selon Amit Segal (récemment déclaré journaliste le plus influent de la corporation) un groupe de ministres et députés Bleu-Blanc serait prêt à faire sécession au cas où leur chef accorderait un nouveau délai à Binyamin Netanyahou pour l’adoption du budget 2021. Ils menacent aussi de voter mercredi en faveur de la motion déposée par Yesh Atid. Il ne s’agirait pas encore de quitter le parti mais de se comporter en opposition au sein de la formation, avec par exemple refus de la discipline de vote, attitude que Bleu-Blanc sait déjà adopter avec art au sein du gouvernement dit « d’union nationale ».

De l’extérieur, Yaïr Lapid a appelé Benny Gantz et Bleu-Blanc à voter mercredi en faveur de sa motion de censure afin « de se débarrasser de Binyamin Netanyahou en 48 heures ». Il a cité Avi Nisenkorn et Amir Peretz qui penchent tous deux pour une dissolution de la Knesset.

Pour l’instant, des tractations se déroulent en coulisses entre des représentants de Benny Gantz et du Likoud afin de trouver une nouvelle formule de compromis. Et quand bien même elle serait trouvée, personne n’y croit plus tellement à la possibilité de ce gouvernement à être mené à son terme.

Photo Olivier Fitoussi / Flash 90

 

 

Article suivant

Commentaires 1

  1. Soliloque says:

    On adore tous chez nous juifs, cette tendance ou cette technique utilisée avec application à chercher et trouver dans les bonnes actions de ses proches, des sous entendus coupables et les mettre ainsi au pilori, comme cela se produit avec Omer Yankelevitch. Ne pourrait elle pas enfin mener à terme ses initiatives louables?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Welcome Back!

Login to your account below

Create New Account!

Fill the forms below to register

Retrieve your password

Please enter your username or email address to reset your password.