2 rockers Haredim, les Gat, pour Anvers privé de Pourim © Vidéo

Mais alors que les frères Gat se préparaient pour un spectacle à guichets fermés à Anvers, où résident plus de 12.000 Juifs Haredim, les terroristes ont assassiné 31 personnes dans une série d’attentats à la bombe

 

Alors que les fêtes de Pourim étaient annulées en raison des attentats, les deux frères Haredim et Rockers sont venus produire un spectacle privé pour les Juifs de Belgique

Après les attentats terroristes, plutôt que de se produire devant 1.000 spectateurs, les Gat Brothers (Arié et Gil) ont organisé un concert plus intime dans le salon d’une famille juive locale.

The Gat brothers in concert (JTA/courtesy of Arie Gat)

Les Gat brothers en concert (JTA/courtesy of Arie Gat)

JTA — Quand ils ont pris leur avion pour se rendre en Belgique, lundi, les deux Pop Stars Haredim Gil et Arié Gat étaient en mission pour apporter du bonheur supplémentaire à l’un des événements les plus joyeux parmi les fêtes juives : Pourim à Anvers.

Les deux frères d’Eilat, qui sont devenus des célébrités improbables dans les cercles juifs à travers le monde, à la suite de leur apparition en 2013 dans le cadre de la version israélienne « d’American Idol », avaient prévu un concert qui aurait donné le coup d’envoi des fameuses festivités de Pourim dans les rues d’Anvers, que les non-Juifs appellent le Carnaval Juif.

Mais alors que les frères Gat se préparaient pour un spectacle à guichets fermés à Anvers, où résident plus de 12.000 Juifs Haredim, les terroristes ont assassiné 31 personnes dans une série d’attentats à la bombe, à l’aéroport de Bruxelles et dans une station de métro. Ces attaques ont plongé le pays dans le deuil et sa communauté juive aux mesures de confinement. Tous les rassemblements onté suspendus, alors que les autorités recommandaient aux habitants de rester chez eux.

Mais cela n’a pas dissuadé Arié, 51 ans et son plus jeune frère, Gil, 41 ans, d’achever leur mission.

Plutôt que de jouer un répertoire de rock alternatif devant 1.000 spectateurs, ils ont organisé un concert dans l’intimité du salon d’une famille juive locale. Là, ils ont interprété une sélection de balades mélancoliques pour une poignée d’invités, dont les chansons : « Sound Of Silence » de Paul Simon, « Heart ogf Gold » de Neil Young et “Mi Ha’Ish”, une chanson tirée des Psaumes.

Le manager des Gat, Lior Ashkenazi, a déclaré que les frères et lui-même n’avaient, de toutes façons, nulle part où aller dans cette ville paralysée et qu’ils étaient plein de gratitude envers l’invitation de cette famille. Il a insisté sur le fait qu’au vu des circonstances, ce spectacle était complètement improvisé.

« Nous sommes des croyants dévoués et c’est ainsi qu’est aussi notre auditoire d’Anvers », a affirmé Arie Gat pour le JTA, mercredi, après le retour prématuré du duo en Israël. « C’est pourquoi nous travaillons avec ce qu’on a, comme le Judaïsme nous l’a enseigné. Il n’y a pas eu de célébrations de Pourim, mais il y a bien eu une véritable élévation spirituelle qui nous a tous renforcés et, oui, cela nous a tous réconfortés ».

Arie, un disciple du mouvement Hassidique de Breslev, vit aujourd’hui à Beit Shemesh près de Jérusalem. Il était batteur à l’origine, il a commencé à jouer de différents instruments musicaux dès l’âge de 4 ans, dans la ville natale de sa famille, à Eilat, à la pointe sud d’Israël. Il a commencé par jouer, il y a plusieurs années dans des clubs de Jazz et de Blues avec son frère, par une carrière de guitariste, mais ils se sont retournés et ont préféré jouer directement dans la rue, après avoir été très déçus par une industrie « où les musiciens doivent payer les propriétaires de clubs pour avoir le droit de jouer », dit Arie.

 

Les producteurs de « La Nouvelle Star », dans la version israélienne de « l’Américan Idol », les ont lancés dans le Star System après avoir vu des vidéos des deux frères sur YouTube, dit-il. Depuis lors, ils se sont produits à New York, Toronto, à travers l’Europe et même le Panama, à la demande de groupes juifs et de fans fortunés.La visite des frères Gat à Anvers était leur deuxième fois, à la suite d’un concert particulièrement réussi. Ils avaient aussi prévu de jouer à Bruxelles jeudi, dans ce qui, de l’aveu de tous, représente le plus chaleureux lieu juif de tout le Continent : la Grande Synagogue d’Europe. Malheureusement, cet événement aussi a dû être mis au rebut.

Un concert des Frères Gat convient tout à fait à l’ambiance d’Anvers, où vivent de nombreux Haredim et qui, dans des périodes plus sûres, est réputé pour ses célébrations de rues à Pourim. Cela paraît plus difficile à vendre à Bruxelles, une ville qui ne comporte aucune boucherie Cacher et où la majorité des habitants juifs ne sont pas de grands observants.

« Cela fait de nombreuses années, maintenant, que la Yiddishkeit s’illustrait encore à Bruxelles », dit Arie, qui a grandi dans une famille traditionnaliste, mais s’est tourné vers le monde Haredi avec son frère il y a 20 ans.

« Les organisateurs ont travaillé à ramener des centaines de personnes qui ne sont pas aussi proche que cela de la tradition juive, pour se rendre à ce concert à la synagogue. Ce but n’a pu être atteint et c’est décevant », regrette Arie Gat. Les organisateurs travaillent afin que ce concert puisse avoir lieu le mois prochain.

Les frères Gat se trouvaient à Anvers quand les attentats se sont produits ; leur batteur et leur bassiste étaient sur le point d’atterrir à Bruxelles. Leur vol a été détourné vers Liège dans l’Est de la Belgique – ce qui les a laissés dans l’attente de transports publics qui ont été annulés par crainte d’attentats répétés.

Les deux musiciens se sont associés à d’autres passagers dans l’attente et sont arrivés à Anvers en voiture de location, via Bruxelles.

Devant traverser 15 kms d’embouteillages à la sorite de la capitale – des milliers de voitures fuyant le centre à la suite des attentats – les musiciens ont rejoint juste à temps les Gat à Anvers pour ce spectacle de chambre, au domicile d’un homme d’affaires local qui a fait venir les Gat à Anvers.

« Nous croyons que tout est pour le mieux dans le plan de D. et je sais pertinemment que cela ne sonne pas juste, lorsque nous parlons du meurtre de dizaines de personnes innocente », souligne Arie Gat. « Mais je dois y croire, aussi, que cela fait partie d’un tableau bien plus vaste ».

 Cnaan Liphshiz 25 mars 2016, 3:41 am

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